Quoi : les violences faites aux femmes et aux filles, c’est quoi ?

Vue d’ensemble

Les violences faites aux filles et aux femmes, c’est lorsqu’il :

 

 

 

 

 

 

 

 

*Voir onglet “Sources”

  • Données**
    • 400 00 femmes victimes de violences conjugales déclarées en 2 ans ;
    • 148 femmes mortes sous les coups de leur conjoint en 2012 ;
    • 20 % seulement des victimes se déplacent à la police ou à la gendarmerie ;
    • 154 000 femmes (18-75 ans) ont déclaré avoir été victimes de viols entre 2010 et 2011 ;
    • 16 % de femmes déclarent avoir subi des rapports forcés ou des tentatives de rapports forcés au cours de leur vie ;
    • 2,5 milliards d’euros, c’est le coût économique annuel des violences pour la société.
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« Commençons par une histoire », par Ernestine Ronai

 

Violences psychologiques

Les violences psychologiques sont des moyens redoutables d’installer une rupture dans les relations d’équilibre qui devraient exister entre les personnes et y substituer des rapports de pouvoir. Alors que ces violences sont rarement vues ou perçues de l’extérieur, elles se révèlent tout aussi graves que les autres violences, physiques et sexuelles en particulier, sur lesquelles elles débouchent le plus souvent.  Les violences psychologiques peuvent prendre des formes variées comme la critique et le dénigrement systématique, la surveillance continue des victimes via le téléphone, les réseaux sociaux, les caméras domestiques, la dévalorisation des compétences et de l’autonomie des partenaires qui peut amener à leur isolement social.

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« Les conséquences psychologiques des violences », par le Dr Gérard Lopez

Violences verbales

Connues surtout sous la forme de propos dévalorisants et grossiers ou d’intonations extrêmes, les agressions verbales sont souvent sous-estimées dans leurs conséquences. Or, elles peuvent faire aussi mal que des coups physiques. Parce que les victimes sont peu préparées à se défendre sur le même registre, parce qu’elles ne veulent pas se mettre au même niveau que l’agresseur, ou encore parce qu’elles appréhendent l’escalade avec l’agresseur inconnu ou proche, elles sont entraînées dans un cycle de violences qui assoient l’impunité de l’agresseur.

  • Données
    • Plus de 10 % des adultes âgé.e.s de 18 à 78 ans déclarent avoir subi durant les deux dernières années des atteintes psychologiques ou des agressions verbales de la part de leur conjoint cohabitant ou de leur ex-conjoint.***
  • Vidéo

 

Violences physiques dans le cadre conjugal

Les violences physiques sont les plus visibles, sans pour cela être véritablement vues et signalées. Au-delà des agressions physiques qui laissent peu de traces (bousculades, cheveux tirés, gifles, crachats…), il en est qui mettent la santé, voire la vie de la victime en danger (blessures aux armes blanches et autres objets du quotidien, étouffements, cognées contre les murs…). Ces violences sont particulièrement courantes lors de la grossesse des victimes.

  • Données 2016
    • 85 424 victimes ont déposé plainte pour coups et blessures volontaires de la part de conjoints ou d’ex-conjoints
    • 1 femme meurt tous les 2/3 jours sous les coups de son compagnon en France
  • Vidéo

« Violences liées à la grossesse » par la Dr Emmanuelle Piet

 

Violences sexuelles et viols

Les violences sexuelles s’inscrivent dans la continuité des violences verbales, psychologiques et physiques. Elles correspondent à la volonté  de contrôler  la relation avec l’autre, et au-delà, le corps même de l’autre qui devient un objet de puissance et de soumission physique au travers des relations sexuelles imposées au nom du « devoir » conjugal, de l’obligation au visionnage de films pornographiques, de viols répétés et toutes formes d’humiliations sexuelles sur la partenaire, mais aussi sur les enfants.

  • Vidéo

« Les violences sexuelles », par Marie France Casalis

 

Violences socio-économiques

Les violences économiques permettent à leurs auteurs de contrôler leurs partenaires en monopolisant la gestion des ressources financières, l’argent du ménage et plus largement les objets de la vie quotidienne. En limitant l’accès (voire en l’interdisant) à ces ressources et ces biens, les hommes mettent leurs partenaires dans un état de dépendance financière complète et les contraignent à une forme d’isolement, préalable à une exclusion sociale.

Ces violences peuvent prendre les formes suivantes : refus d’un accès aux comptes bancaires, refus d’une carte de crédit, confiscation des papiers d’identité, refus d’achats personnels (habits, sous-vêtements, serviettes périodiques) ou au contraire imposition d’un code vestimentaire ou alimentaire, falsification de signature… Dans le cas de séparation et de divorce, ce peut être le non-paiement ou le retard systématique des pensions pourtant imposées par un acte de justice.

  • Vidéo

« Les violences matérielles » par la Dr Muriel Salmona.

 

 

 

N° d’appel  SOS Viols Femmes Informations : 0 800 05 95 95

N° unique pour orienter les femmes victimes de violences, gratuit et ouvert 7j/7 : 3919

Ecoute violences Femmes handicapées : 01 40 47 06 06 

 La solution, c’est d’en parler : Jeunes Violences Ecoute 0808 807 700

Sources

* Auteur.e.s de l’image ; Collectif Féministe Contre le Viol – CFCV, Elu-e-s contre les violences faites aux femmes – ECVF

**  Le Monde

http://s1.lemde.fr/image/2013/11/25/534×0/3520129_6_4afa_les-chiffres-des-violences-faites-aux-femmes_d499c6f3b9369a78445a4f2390a20999.jpg)

*** Enquêtes Cadre de vie et sécurité de 2014 et 2015

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