Comment : comment ne pas être confrontées et échapper aux violences ?

Parler

Redonner confiance et estime de soi est la première étape pour se défaire des emprises psychologiques, matérielles et physiques subies par les femmes confrontées aux violences.

Il est nécessaire et possible de briser ce cycle de la peur, de l’intimidation, de la culpabilité et de la honte en allant vers les autres pour chercher une écoute, des conseils, des encouragements, une aide psychologique ou matérielle pour commencer à faire valoir ses droits et se reconstruire.

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Le viol conjugal est un crime

 

 Prévenir

La prévention des violences faites aux filles et aux femmes par les hommes est multiforme :

  • Avant la survenance des violences : se défendre de toutes les façons possibles, y compris avec l’arme de l’humour ;
  • Juste après les violences : inciter les filles et les femmes victimes de toutes formes de violences à porter plainte car la dénonciation sur les réseaux sociaux ne suffit pas. Il faut informer et accompagner cette démarche car il faut que la justice passe et qu’elle démontre le caractère illégal des violences envers les femmes ;
  • Surtout, sur le long terme : faire évoluer d’une part, l’injonction contradictoire d’être désirables, mais respectables pour les filles et d’autre part, l’injonction de suivre un modèle de virilité violente pour les garçons. Pour cela, il faut appliquer et faire appliquer effectivement la loi du 4 juillet 2001 qui prévoit trois séances annuelles d’éducation à la sexualité du CP à la terminale au cours desquelles doivent être abordées non seulement des questions sexuelles mais aussi « l’apprentissage du respect dû au corps humain ».
  • Données*
    • 25 % des écoles, des collèges et des lycées reconnaissent n’avoir mis en place aucune action en matière d’éducation à la sexualité, malgré l’obligation légale ;
    • 84 % des filles de 13 ans ne savent pas comment représenter leur sexe, alors qu’elles sont 53 % à savoir représenter le sexe masculin, et une fille de 15 ans sur quatre ne sait pas qu’elle a un clitoris.
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Harcèlement de rue : répliquer, surprendre, frapper

 

Prendre en charge

 

Face aux violences faites aux filles et aux femmes, il convient d’informer et de soutenir les interventions de toutes les personnes amenées à traiter des situations de violences et ce, quel que soit le champ d’action : la police, la santé, les services sociaux, l’éducation, la justice sans oublier les professionnels dans l’entreprise.

I – Repérage des symptômes et des solutions

C’est l’étape primordiale qui permet de questionner de façon appropriée l’origine des symptômes des filles et des femmes, essentiellement par les professionnels de santé (médecins généralistes, médecins traitants, de famille, urgentistes, rhumatologues, sages-femmes, infirmières, psychologues…), mais aussi les professionnels de l’éducation et des services sociaux à l’enfance.

La deuxième étape, c’est l’accompagnement des victimes dans le repérage des solutions pour sortir des violences. Cela concerne la main courante, le dépôt de plainte, la collection des éléments de preuve qui sont le plus souvent effectué.e.s dans les unités médico-judiciaires qui délivrent des certificats médico-légaux pour coups et blessures et agressions sexuelles.

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« Repérage des victimes » par Mathilde Delespine

II – Les types de prises en charge des violences

Il existe un très grand nombre de parties prenantes pluridisciplinaires : police et gendarmerie ; justice (magistrats, greffiers, avocats, personnels de la Protection judiciaire de la jeunesse) ; secteurs sociaux  (éducateurs.trices, assistant.e.s des service sociaux, conseillères en économie sociale et familiale).

Des dispositifs institutionnels et associatifs sont mis en œuvre pour couvrir à la fois les besoins vitaux de base (accueil d’urgence, hébergement, orientation) et les intérêts stratégiques des femmes (accompagnement juridique dans la chaine pénale et/ou dans la chaînes des affaires familiales – divorce, garde d’enfant, pensions alimentaires-, voire prud’homale dans le cas de violences au travail,  groupes de parole, réparations physiques et psychologiques).

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« La prise en charge par la justice » par Edouard Durand

“La prise en charge par les associations » par Annie Gilberteau

« La prise en charge par les services sociaux »  par Katherine Vuella

III – La prise en charge des auteurs de violences

Il ne faut pas oublier la nécessaire prise en charge des auteurs de violences.

Tout d’abord au moment de la survenance des violences, afin de signifier que tout acte de violence est interdit, et aussi pour les faire réfléchir sur ce qui les a conduit à la violence.

Au-delà des sanctions pénales et des réponses judiciaires, il est nécessaire d’installer des thérapies de reconstruction à partir de groupes de parole et de stages de citoyenneté et de responsabilisation, de structures de placement temporaires, de cures de désintoxication, réinsertion professionnelle et sociale.

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La prise en charge des auteurs d’agressions sexuelles

N° d’appel  SOS Viols Femmes Informations : 0 800 05 95 95

N° unique pour orienter les femmes victimes de violences, gratuit et ouvert 7j/7 : 3919

Ecoute violences Femmes handicapées : 01 40 47 06 06 

 La solution, c’est d’en parler : Jeunes Violences Ecoute 0808 807 700

– Film « Violences conjugales : parler pour renaître ». Clip de présentation


– Film « Ne dis rien »

Trailer du film :

 

– Violences sexuelles et sexistes en milieu scolaire

-Plusieurs rapports du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes :

– Anna et Elisa : 2 Films pédagogiques sur les VFF pour les professionnels de santé :

– Les Unités Médico-Judiciaires :


http://www.dailymotion.com/video/x38rj3m

Sources

*  Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE)

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